Il fut un temps où Arch Enemy n’avait pas de chanteuse mais bien un chanteur, Johan Liiva. 

C’est un temps qui ne reviendra jamais.

C’est ainsi que malgré le départ d’Angela Gossow et d’Alissa White Gluz , Michaël Amott, le fondateur et seul vrai patron d’Arch Enemy, choisit désormais toujours une chanteuse.

Pourtant,Johan Liiva n’a pas démérité !

Black Earth est un album brut ,rentre dedans qui ne réinvente pas l’eau chaude mais qui propose quelques bons riffs bien placés.
Ce n'est pas encore l’Arch Enemy qu’on connaît mais ,si on tend l’oreille,on reconnaît ce style que Michael Amott poussera à son maximum pour proposer un son plaisant mais plutôt répétitif .

On n'en est pas encore là !

La voix grave de Johan Liiva donne un ton revendicatif à cet album. Johan Liiva n’est pas un ténor ,loin de là. Il a plutôt un côté punk . On retrouve tout particulièrement çà avec le titre “Transmigration Macabre “. Un titre avec un groove entraînant et puissant. Un titre parfait pour un circle pit ! Un titre que vous serez surpris de mettre dans vos titres préférés !

Alors, parfois la production laisse à désirer mais c’est tout de même un premier album.

L’album monte en puissance petit à petit et c’est avec les deux dernières chansons que l’on arrive à atteindre un bon niveau (on ne compte pas ici “Time capsule” qui n’est qu’un intermède).

“Fields of Desolation” est le titre qui est le plus proche de ce que fera Arch Enemy par la suite. Michaël Amott montre ici tout son talent. Johan Liiva force sur la voix pour accompagner le  lyrisme du jeu de Michaël Amott.

L'album ,sorti le 2 octobre 1996,ne dépasse que de quelques minutes les trente minutes.

On regrette que le titre “Losing Faith” n’a été mis que dans la version remasterisée. Voilà un titre digne d’être un titre iconique du groupe.

Alors, ne passez pas votre chemin ! “Black Earth” est une excellente entrée à la discographie d’Arch Enemy,album qui d’ailleurs, à l’époque avait déjà été appréciée.  

Jetez-vous sur cet album ! Vous ne le regretterez pas !